Les vagues de chaleur vont devenir de plus en plus fréquentes, alerte l’Organisation météorologique mondiale

L’Organisation météorologique mondiale espère une « prise de conscience » des gouvernements après les vagues de chaleur successives en Europe.
L’Organisation météorologique mondiale espère une « prise de conscience » des gouvernements après les vagues de chaleur successives en Europe.

C’est un constat plutôt alarmant. Dans les prochaines années, les vagues de chaleurs pourraient se multiplier « indépendamment de ce que nous faisons ou pas pour réduire l’impact du réchauffement climatique  », a alerté Petteri Taalas, le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Mardi 19 juillet, alors que des records de chaleurs étaient battus partout en France et ailleurs en Europe, l’organisation, qui dépend de l’ONU, a tenu à communiquer pour dresser ce constat : ce n’est que le début. Les vagues de chaleur sont parties pour durer, et même augmenter.

« Une conséquence du réchauffement climatique »

Plus précisément, le Finlandais Petteri Taalas explique que la fréquence des vagues de chaleur devrait augmenter « au moins jusque dans les années 2060  », en conséquence au réchauffement climatique. « Nous avons dopé notre atmosphère en y injectant davantage de gaz à effet de serre, en particulier du dioxyde de carbone », a-t-il lancé.

Pour illustrer ses propos, le secrétaire général s’est doté d’un accessoire plutôt original : sa cravate. Au fil de sa prise de parole, cette dernière, bleue à l’origine, s’est colorée de teintes de rouges, illustrant ainsi le réchauffement climatique mentionné.

« J’espère que ce genre d’événements va permettre une prise de conscience de nombreux gouvernement et avoir un impact sur les comportements de vote dans les pays démocratiques », a-t-il ajouté, faisant référence aux récentes vagues de chaleur. En Europe, en l’espace d’un mois, deux vagues intenses et « hors-norme » se sont succédé.

Une fragilité agricole

Le secrétaire général de l’OMM a également mis en garde sur les risques de cette chaleur sur la santé, évoquant les 70 000 personnes décédées pendant la canicule de 2003.

Petteri Taalas s’inquiète également de l’impact sur les rendements agricoles : « Beaucoup de récoltes ont été perdues lors des précédents vagues de chaleur en Europe. Ce nouvel épisode va aggraver un peu plus les activités agricoles, déjà fragilisées par la guerre en Ukraine  », précise-t-il.