Thonon : de journaliste à auteur de romans mêlant histoire et fiction

Yvan Strelzyk s’est donné pour objectif de rédiger un roman par an.
Yvan Strelzyk s’est donné pour objectif de rédiger un roman par an.

Vingt-cinq ans après avoir écrit son premier roman, Yvan Strelzyk publie cet été le huitième ouvrage de son projet Eklendys aussi vaste qu’original. Rencontre avec le romancier.

Votre nom est certainement familier aux oreilles de nombreux Chablaisiens…

En effet, j’ai écrit pendant 17 ans en tant que journaliste pour Le Messager et je vis toujours à Thonon aujourd’hui. Les aléas de la vie ont fait que j’ai dû faire une pause dans ma carrière, mais cet arrêt dans le domaine de l’écriture journalistique m’a permis d’ouvrir les yeux sur la réalité de ce que je souhaitais faire : écrire de la littérature et quitter l’actualité pour l’imaginaire et l’histoire. Je suis donc retourné à mes premiers amours.

Comment a commencé votre aventure littéraire ?

J’ai commencé à écrire quand j’étais au collège. Tout d’abord il s’agissait de poésie, je pensais que la rigueur de cette forme me permettrait ensuit d’aborder la prose avec plus de facilité, et je me suis, par la suite, tourné vers cette forme d’écriture. J’ai poursuivi des études littéraires, et puis, il y a 25 ans, j’ai écrit mon premier roman, qui allait lancer l’aventure Eklendys qui se poursuit encore aujourd’hui. J’ai toujours été fasciné par la fiction historique, mais je voulais me démarquer, et mettre au défi mon écriture en proposant des romans aux styles très différents. Je me retrouve complètement dans ce projet.

Comment décririez-vous le style de vos romans ?

C’est pour ainsi dire impossible à définir ! En réalité, j’écris de la fiction historique. Mes romans se déroulent dans un pays imaginaire, qui se situerait en Europe du Nord-Est, où les événements et personnages historiques réels se mêlent à des histoires et des personnages fictifs. Tout part de mon premier roman qui annonce les 13 qui suivent. Chaque texte se situe dans une époque différente, du Moyen-Âge à nos jours, et, pour chacun d’entre eux, j’adopte le style littéraire de l’époque correspondante. Roman psychologique, d’apprentissage, ou encore chanson de gestes avec le dernier né, Le Roman de Myskol, qui vient tout juste de paraître. Mon style est donc, en quelque sorte, indéfinissable, mais permet de toucher des publics très variés selon l’époque qui les passionne, ou le style qu’ils préfèrent lire.

A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Mon objectif est de rédiger les 14 romans que j’avais en tête au début de l’aventure. Avec mon éditeur qui a tout de suite adhéré à mon projet, nous avons déjà prévu les parutions des romans suivants, et je me donne comme objectif la rédaction d’un livre par an. J’ai donc encore de nombreuses pages à écrire devant moi !

Entretien réalisé par Aurore de Granier

Le Roman de Myskol d’Yvan Strelzyk, aux éditions de l’Astronome, 14 euros.

Le Roman de Myskol, le dernier né du cycle Eklendys

Le Roman de Myskol, le dernier né du cycle Eklendys

Huitième ouvrage d’Yvan Strelzyk, Le Roman de Myskol nous plonge au Moyen-Âge dans ce mystérieux pays d’Eklendys. Ecrit à la manière d’une chanson de gestes, cette épopée en vers parle de pouvoir, de sa quête et de sa puissance, dans ce pays où l’invasion des Huns pourrait tout terrasser si les différents clans ne parviennent pas à s’unir. Publié à la manière d’un ouvrage universitaire, Le Roman de Myskol pousse la fantaisie encore plus loin, Yvan Strelzyk ne se présentant que comme traducteur d’un texte légendaire dans son pays d’origine. Nous partons alors à la découverte d’une épopée historique où se mêlent jeux de pouvoir, batailles, trahisons, pactes avec le diable et prises de décisions qui allaient définir le futur de ce pays des rives de la mer Baltique écrit dans un style emblématique du XIIIe siècle.

Yvan Strelzyk sera présent au festival du livre de La Chapelle-d’Abondance qui se déroulera les 30 et 31 juillet.