Thonon va accueillir le premier crématorium du Chablais

Géré par le groupe OGF, le crématorium de Bonneville est le plus important de Haute-Savoie avec près de 1400 crémations en 2019.
Géré par le groupe OGF, le crématorium de Bonneville est le plus important de Haute-Savoie avec près de 1400 crémations en 2019.

Des 30 points à l’ordre du jour, on retiendra trois dossiers liés à deux constructions et une restructuration.

1

Création d’un crématorium

Il existe actuellement, en Haute-Savoie, trois crématoriums : un dans le Faucigny (Bonneville) et deux dans le bassin annécien (Annecy et La Balme-de-Sillingy). Un projet est en cours dans le Genevois (Cranves-Sales) mais rien dans le Chablais. Or si, la crémation ne constituait qu’1 % des obsèques il y a 40 ans, ce taux atteint aujourd’hui 40 % et va continuer à croître. Les élus ont ainsi décidé de construire un crématorium à Thonon, qui bénéficierait à l’ensemble du Chablais (environ 400 crémations par an proviendraient de Thonon Agglomération, 200 des autres villes du Chablais). L’investissement d’un tel équipement, estimé entre 2,5 et 3,2 millions d’euros, sera entièrement pris en charge par une entreprise privée, dans le cadre d’une délégation de service public d’une durée de 30 ans. Une longueur peu habituelle mais indispensable pour l’amortissement des travaux.

Sur un plan tarifaire, « il convient de ne pas dépasser 670 euros HT la crémation » précise la délibération.

Apportant un « soutien entier » à ce projet, Jean-Louis Escoffier (seul représentant de la liste ‘‘Passion Thonon’ en l’absence d’Astrid Baud-Roche) s’est interrogé quant au lieu prévu pour un tel équipement pour lequel un terrain de 7 à 8 000 m2 est nécessaire. « On a choisi de ne pas l’imposer, répond Christophe Arminjon, maire. La Ville va proposer une liste de terrains communaux mais les candidats peuvent aussi venir avec un terrain privé. »

Mise en service prévue au printemps 2025.

2

Construction d’un centre technique

Comme annoncé dès la fin de l’année 2020, un centre technique sera construit à l’emplacement des serres municipales, à Saint-Disdille, permettant ainsi de regrouper différents services actuellement disséminés dans la ville et de libérer des bâtiments comme l’ancienne caserne des pompiers. Un centre qui s’élèvera sur plusieurs étages « afin de ne pas consommer plus de foncier que le foncier actuel » précise Christophe Arminjon. Le coût du projet, estimé à plus de 14 millions d’euros HT, sera en partie compensé par les « plus de 10 millions d’euros de foncier que l’on va libérer », glisse le premier magistrat.

Lundi 25 juillet, les élus ont autorisé le maire à signer le marché avec le groupement d’entreprises qui a remporté le concours de maîtrise d’œuvre. Aucun calendrier n’a été avancé mais le maire a souligné qu’il s’agissait d’une opération complexe car réalisée en site occupé.

Là aussi, Jean-Louis Escoffier s’est réjoui d’un projet qui offrira « plus de cohérence » et « plus de confort pour les agents ».

3

Restructuration de l’espace Grangette en maison des associations

Suite à la fermeture de l’espace socio-culturel de la Grangette, en juin 2021, il a été décidé de transformer le lieu en maison des associations. Les travaux, d’une durée de 9 mois, consisteront à remettre le bâtiment aux normes (incendie et accessibilité) requalifier certaines salles (espace administratif mutualisé pour les associations en rez-de-chaussée, salle de spectacle reconfigurée, espace de convivialité en rez-de-jardn, salle omnisports en sous-sol) et effectuer un aménagement paysager.

Cette fois, ce fut au tour de Jean-Baptiste Baud de saluer « une belle dynamique pour les associations ».

Un chien rejoint la police municipale

Les effectifs vont à nouveau se renforcer à la police municipale de Thonon. Mais cette fois, la nouvelle recrue a 4 pattes répond au doux nom de ‘‘Sprite’’. C’est en effet un berger belge malinois qui va rejoindre ‘‘l’unité de tranquillité de nuit’ au 1er septembre, actant ainsi la création d’une brigade cynophile. Le maître-chien, déjà présent au sein des effectifs, a souhaité céder gratuitement son fidèle compagnon à la Ville.

Restant dans le domaine animal, Franck Dalibard, membre de l’opposition, s’est interrogé quant à la création d’une brigade équestre. « C’est en réflexion, lui a répondu Christophe Arminjon, maire. Deux personnes en ont les compétences dans les effectifs. Cela pourrait être intéressant pour les grandes manifestations. Mais le coût est plus important. »