Sur les autoroutes, l’année 2021 a été la moins meurtrière depuis 20 ans

La consommation de drogues, d’alcool et de médicaments est devenue la première cause d’accidents mortels sur l’autoroute en 2021
La consommation de drogues, d’alcool et de médicaments est devenue la première cause d’accidents mortels sur l’autoroute en 2021 - Photo d’archives

Le nombre de personne tuées sur autoroute a connu son niveau le plus bas en 2021. C’est ce qu’indique le bilan annuel de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) publié mercredi 27 juillet.

L’association, qui regroupe les concessionnaires privés gestionnaires de 9 180 des 12 000 kilomètres d’autoroutes françaises, souligne que la consommation de drogues, alcool ou médicaments est devenue la première cause d’accidents mortels.

1,2 accident par milliard de km parcourus

En 2021, 131 personnes ont perdu la vie dans des accidents sur le réseau autoroutier français, c’est 4 de plus qu’au cours de l’année 2020 – marquée par les confinements, mais 23 de moins qu’en 2019 qui est l’année de référence avant la pandémie de Covid-19.

L’ASFA note que les mesures mises en place en 2021, comme en 2020, « ont entraîné une baisse des trafics sur les autoroutes concédées et mécaniquement une diminution du nombre d’accidents  ». Toutefois, rapporté au trafic, l’année 2021 se classe comme « la moins meurtrière jamais enregistrée », soit depuis vingt ans, « avec 1,2 accident pour 1 milliard de kilomètres parcourus », souligne le rapport.

La consommation de drogue est la première cause d’accident mortel

Le rapport de l’ASFA note que le risque d’accident mortel est quatre fois plus important de nuit. Les personnes les plus fréquemment impliquées dans ces accidents sur autoroute sont les jeunes conducteurs, âgés de18 à 34 ans.

L’année 2021 est également marquée par l’augmentation du facteur « Alcool, drogues, médicaments  », qui est devenu la première cause d’accident mortel sur le réseau autoroutier. Ce dernier intervient dans 28 % des accidents mortels, devant la somnolence et la fatigue (19 %), la vitesse (18 %) et l’inattention due au téléphone, au GPS ou à l’autoradio (13 %).

Plus précisément, l’ASFA observe que les accidents liés à la consommation de drogues, d’alcool ou de médicaments surviennent principalement la nuit et le week-end, et « concernent particulièrement les conducteurs de sexe masculin et de moins de 35 ans ».

2022 commence mal

Si la mortalité routière sur autoroute semblait en baisse, l’année 2022 a mal commencé. Au 1er juin, 75 personnes ont été tuées sur le réseau autoroutier, soit une augmentation de 46 % sur un an.

« Depuis la fin de l’année 2021 et le début de l’année 2022, des conséquences inquiétantes sur les comportements des conducteurs font craindre une forte augmentation des accidents  », commente le rapport de l’ASFA.