Marin : l’inquiétude quant à la suppression de la liaison avec Thonon

Le maire de Marin n’a pas voté pour la nouvelle délégation de transport public, regrettant la suppression de la liaison entre sa commune et Thonon.
Le maire de Marin n’a pas voté pour la nouvelle délégation de transport public, regrettant la suppression de la liaison entre sa commune et Thonon. - Photo d’archives

Jusqu’à présent, la ville de Marin était reliée facilement à Thonon via la ligne régulière P. De la place des Arts au centre de Marin, cette ligne circule quasiment toutes les heures. Mais elle devrait disparaître à compter de décembre, dans le cadre de la nouvelle délégation de transport public. A la place, c’est un service de transport à la demande qui serait instauré. Déplorant cette suppression, Pascal Chessel, maire de Marin, n’a pas voté pour le nouveau projet de mobilité lors du conseil communautaire du mercredi 13 juillet.

Et parmi les habitants de la commune, de nombreuses voix s’élèvent également contre ce changement qui pénaliserait surtout les élèves. Il y a quelques semaines, une pétition en ligne a été lancée qui a récolté plus de 300 signatures. « Les bus scolaires ne permettent pas à nos enfants de remonter dans la journée en cas d’emploi du temps modifié ou de journées écourtées, souligne son initiatrice. Cette ligne qui sert à nos enfants pour se rendre à Thonon-les-Bains afin de suivre leur scolarité après la primaire, est la seule qui propose des horaires de bus dans la journée. »

« Ma fille, qui étudie au lycée hôtelier Savoie-Léman, est amenée à terminer les cours à 18 heures, explique Cindy, une mère d’élève inquiète. Pour l’instant je n’ai aucune idée de comment elle rentrera. »

Cette habitante de Marin déplore le manque d’information sur le nouveau réseau de transport, concernant les arrêts autant que les horaires. « J’ai payé 2 abonnements pour le transport scolaire de mes enfants mais sans savoir si tout collera avec leurs emplois du temps. »

En plus des scolaires, cette ligne permet aussi à tous les habitants de se déplacer sans utiliser de voiture. « Mes parents de 83 et 71 ans dépendent entièrement de cette ligne », rajoute André, également signataire de la pétition.