Dans les hôtels d’Annecy, le recrutement des saisonniers toujours plus complexe

Les personnels qui travaillent dans la restauration sont de plus en plus difficiles à embaucher.
Les personnels qui travaillent dans la restauration sont de plus en plus difficiles à embaucher. - Photo Matthieu Cellard

«   La situation est très difficile depuis 4, 5 ans concernant le recrutement des saisonniers », admet Philippe Gourgaud, directeur général d’exploitation du groupe Pollet-Villard Gaston (PVG). Pourtant, les conditions de travail ont changé, notamment en termes de coupures ou d’horaires travaillés. Aujourd’hui, les contrats s’établissent à 35 ou 39 heures et pourtant, le personnel manque. Pas seulement en restauration, mais aussi pour nettoyer les chambres, accueillir les clients ou s’en occuper au spa.

« On a de moins en moins de candidats et ils sont moins formés, on leur apprend beaucoup de choses sur le tas », poursuit le DGE de PVG. Un problème quand on sait que la clientèle hôtelière devient de plus en plus exigeante.

Une question journalière qui impose des réorganisations

Alors, les services s’adaptent à cette donnée et ferment quand le personnel vient à manquer. Au restaurant attenant à l’hôtel Le Pélican, par exemple, le dimanche soir et le lundi, le personnel n’est pas en mesure d’assurer le service : c’est fermé.

Alors, forcément le chiffre d’affaires s’en ressent, mais les dirigeants n’ont pas le choix. « Ça nous prend vraiment beaucoup de temps, tandis que ce n’est pas notre métier. Nous sommes là pour accueillir les clients et leur offrir la meilleure prestation possible. Là, ça devient impossible », admet Philippe Gourgaud.

Mais le DGE se veut optimiste, «  c’est un passage, on va revenir à une situation plus équilibrée à l’avenir ».