S’imposer comme un club référent: le TAC amorce une saison pleine de promesses

Le soleil a déjà bien décliné en ce mercredi de septembre. En quelques tours de pistes, les adultes décompressent après le travail. Les plus jeunes se défoulent pour leur journée sans école. L’effervescence est partout au stade Moynat : haies alignées dans la ligne droite, les sauts s’enchaînent à la perche et des poids pleuvent sur une partie de la pelouse. Pas de doute, le TAC a repris sa saison. A l’image d’un athlète des plus compétiteurs, le club d’athlétisme de Thonon affiche de grandes ambitions.

Un nombre record de jeunes

« On commence la saison, comme on a fini la précédente : très fort », constate Mohamed Zarlhoul, directeur technique engagé au TAC depuis plus de 30 ans. Un seul homme est au club depuis plus longtemps que lui, c’est Christian Stucheli, le président qui renchérit : « On a déjà 130 jeunes licenciés, un record. Et ça devrait continuer à arriver. » Les journées de promotion de l’athlétisme dans les écoles de la ville l’an passé portent leurs fruits. Elles avaient lieu « au bon vouloir des directeurs d’établissement. » Le dossier que le club monte pour être officiellement agréé par l’Education nationale va permettre d’accentuer encore cette présence auprès des jeunes. « On pourrait être les premiers à obtenir cela en Haute-Savoie », se satisfait le président.

Pour l’encadrement, le TAC peut compter sur une solide équipe d’entraîneurs bénévoles. « Des anciens du club avec un vécu athlétique transmettent d’autant mieux leur passion. » Les plus jeunes, de 8 à 12 ans abordent l’ensemble des disciplines. « Certaines affinités peuvent déjà se démarquer pour certaines pratiques mais on essaie de pas les mettre dans des cases à cet âge », explique Jean-Pierre qui enseigne les rudiments des sports de lancer.

Favoriser la cohésion de club

Pour coordonner toutes les catégories et encadrer particulièrement les sprinteurs, le club s’offre aussi cette année les services d’un coach professionnel. Jean-Louis Mourouvin vient d’obtenir son diplôme. En 1994, il enfilait lui-même pour la première fois un maillot du TAC en tant qu’athlète. Sa carrière le mènera jusqu’à un honorable chrono de 10 secondes 68 sur 100 mètres. Son défi désormais : fédérer les licenciés. « Il y a des compétiteurs, d’autres moins. En travaillant la cohésion, l’ambiance, les résultats viendront. Il faut que le temps passé au club soit de bons moments. J’ai vécu cela ici, j’ai envie de leur faire connaître », s’enthousiasme le coach indépendant.

Autre impératif pour une bonne pratique : des équipements adéquats. La piste construite durant l’été à Vongy n’attend plus que des locaux provisoires en guise de vestiaires, que les athlètes pourront investir début octobre.

Du saut à la perche sur le port

Le TAC et la Ville de Thonon se sont d’ores et déjà mis d’accord pour faire du traditionnel meeting annuel un événement hors du commun les 7 et 8 juillet. Le concours de saut à la perche sera anticipé le vendredi soir et surtout délocalisé au port de Rives. Un moyen d’offrir une belle vitrine pour le sport. Le reste des épreuves se dérouleront le samedi en soirée. Le TAC espère également accueillir rapidement une compétition nationale.

Avec la marche nordique, le club d’athlé étend ses disciplines

Nouvelle saison qui démarre mais aussi nouvelle discipline. Le TAC complète l’offre des sports qui peuvent être pratiqués à Thonon avec la marche nordique. « Il nous manquait juste un entraîneur dans ce domaine », souligne Christian Stucheli, président du club. Christine Faletto est donc la spécialiste tant attendue. Active dans un tout autre secteur auparavant, elle songeait depuis longtemps à se consacrer à sa passion. Elle a finalement franchi le pas en passant la formation de la Fédération française d’athlétisme qui régit la marche nordique. Cette reconnaissance lui permet de connaître parfaitement la pratique et d’emmener tout un groupe sur des sorties d’une heure et demi.

Mettre l’ensemble du corps en action

Les premières séances ont déjà eu lieu début septembre au départ du stade Moynat. Christine Faletto voit ainsi la liste des intéressés s’allonger : « L’idée est aussi de mettre les parents au sport pendant qu’ils attendent leurs enfants à l’entrainement ». Une possibilité pas indispensable pour autant, la discipline présente l’avantage d’être accessible à tous niveaux et toutes tranches d’âge. « Cela permet de mettre l’ensemble du corps en action », même pour celles et ceux qui abordent une activité physique pour la première fois. La marche nordique est donc également idéale dans un contexte de rééducation après une blessure.

Autre atoût sur lequel Christine Faletto compte bien miser : le cadre particulièrement agréable de la région. Chaque mercedi et jeudi soir, ainsi que samedi matin, la coach propose ainsi quelques minutes d’échauffement à ses pratiquants avant de rejoindre des lieux comme la Corniche, le quartier de Corzent, le port ou encore le secteur de Ripaille. Des exercices de renforcement musculaire viennent aussi compléter une séance réussie.