(PHOTOS) Cluses : après 60 ans d’activité, la boutique Carishop cherche un repreneur

Installée en 1959, avenue de la Libération sous le nom de Tarantola, la boutique Carishop a ensuite déménagé sur la Grande-Rue en 1974. Partie intégrante du patrimoine clusien, ce commerce familial de proximité, cher au cœur des habitants, s’apprête à passer dans de nouvelles mains.

C’est avec beaucoup d’émotion que Patrick Rachwal raconte l’histoire de son commerce. « C’est mon grand-père qui a créé la boutique en 1959. C’était un natif de Cluses et tout le monde le connaissait. Ici il y a toujours eu une ambiance très conviviale. Pour donner une anecdote, à une époque, lorsqu’il y avait un mariage à Cluses, les gens venaient acheter un vêtement chez nous et certains qui ne s’étaient pas vus depuis des années se retrouvaient dans notre boutique avant le mariage ».

Une clientèle d’habitués depuis 60 ans

Chez Carishop, les clients abondent toute la journée et ne sont pas pressés de repartir. Ici, l’ambiance est conviviale et on prend le temps de chouchouter le chaland.

« Nous n’avons jamais subi les conséquences des différentes crises qu’il y a eues au fil du temps. Nous avons une clientèle fidèle et notre chiffre a toujours été stable. C’est un lieu convivial qui reste dans les mémoires. Mon seul regret c’est d’arrêter alors que ça marche encore super bien », ajoute Patrick Rachwal.

Lorsqu’il évoque son lien avec les clients, Patrick préfère parler de confiance et d’amitié plutôt que d’un rapport vendeur /client. « Je remercie vraiment nos clients qui nous ont accordé leur confiance pendant 60 ans. C’est la récompense du travail de tous nos employés. Ceux qui sont passés par ici et ceux qui sont encore là ».

Un savoir-faire technique et l’expérience du métier

« Vendre de la lingerie demande une expertise, notamment en lien avec la morphologie. C’est un métier très technique et les clients sont ravis qu’on puisse leur apporter ce savoir-faire », explique Céline Rachwal, fille des propriétaires Patrick et Isabelle.

En ce qui concerne le prêt-à-porter, Patrick insiste sur la nécessité de bien connaître le milieu pour réussir à faire pérenniser un commerce indépendant. « Avec les grandes chaînes, la concurrence est rude et il faut de l’expérience et une bonne formation pour s’en sortir en tant qu’indépendant. Il m’a fallu cinq ans pour être à l’aise dans mon métier. J’ai été formé par trois messieurs : mon beau-père, qui m’a inculqué l’aspect commercial du métier, mon père, pour le côté pratique et un certain Monsieur Lapierre pour l’aspect innovation ».

Avec la vente de Carishop, c’est une page de l’histoire clusienne qui se tourne. Patrick Rachwal avoue même que « beaucoup de clients viennent nous dire à quel point ils sont tristes qu’on parte et parfois les larmes viennent ».