Inflation : les produits premiers prix sont parfois meilleurs que les marques, selon « Que choisir »

Selon le magazine « Que choisir », les produits premiers prix sont parfois meilleurs que ceux, plus chers, des grandes marques.
Selon le magazine « Que choisir », les produits premiers prix sont parfois meilleurs que ceux, plus chers, des grandes marques.

Payer plus cher pour manger mieux ? Une idée reçue, rarement vraie, selon « Que Choisir ». Dans une enquête publiée ce jeudi 20 octobre, le magazine analyse l’étiquette de 12 produits de consommation courante, version premier prix et version grande marque.

L’étude, importante à l’heure où l’inflation contraint les Français à diminuer leurs dépenses, révèle alors que les « produits premiers prix » sont « parfois meilleurs que les marques ».

Les marques, pas forcément un gage de qualité

Pour obtenir ces résultats, l’UFC-Que Choisir s’est penchée sur la valeur nutritionnelle des produits et la présence, ou non, de substances problématiques pour la santé. Au total, douze produits de consommation courante ont été testés : confiture, biscuits, saucisse sèche, mayonnaise, brioches… Parmi ces derniers, les produits de marques de distributeurs (Top Budget chez Intermarché, Eco+ chez Leclerc, marques Lidl ou Aldi) arrivent en tête du palmarès à huit reprises.

Et, fait exceptionnel révélé par Elsa Abdoun, la journaliste ayant dirigé l’enquête, les lasagnes Lidl sont identiques aux lasagnes Marie, puisqu’elles sont fabriquées dans la même usine. Seulement « elles sont deux fois moins chères chez Lidl », indique-t-elle sur France Inter.

Faire attention aux étiquettes

Pour Elsa Abdoun, il est donc important de « regarder avec attention la liste des ingrédients ». Plus cette dernière sera courte et compréhensible, meilleur sera le produit. Le nurtiscore peut également être un bon indicateur, et certaines applications peuvent aussi « aider à trouver les meilleurs produits », explique la journaliste à nos confrères.

Toutefois, l’enquête de « Que choisir » ne prend pas en compte le mode de production des produits – et donc s’il s’agit de produits issus de l’agriculture biologique ou non, ou fabriqués en France.