Nouveaux entrepreneurs, où en sont-ils quelques années après ?

Nouveaux entrepreneurs, où en sont-ils quelques années après ?

« La Chocolline» a commencé en douceur pour mieux s’étoffer

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Élisabeth Peyret a embauché sa fille Lisa au sein de « La Chocolline », qui pourrait ouvrir son magasin dans quelques années.
Élisabeth Peyret a embauché sa fille Lisa au sein de « La Chocolline », qui pourrait ouvrir son magasin dans quelques années.

Fondée par Élisabeth Peyret sur les hauteurs de Vétraz-Monthoux, la chocolaterie «La Chocolline» entame sa sixième année. Son laboratoire, elle l’a installé dans son garage… qui est aujourd’hui trop petit !

Sa fille, Lisa, 25 ans l’a rejointe dans cette savoureuse aventure. « Nous avons commencé en douceur avec de la vente sur Internet et une fois par semaine en direct. Aujourd’hui on est présentes sur le marché de Vétraz, une dizaine de commerces revendent nos chocolats et les comités d’entreprise font appel à nous pour leurs cadeaux de fin d’année. » Lisa réfléchit même à l’ouverture d’un magasin. Au fil des ans, Élisabeth a investi dans de nouvelles machines et a étoffé ses variétés de cacao. «  Notre production de Noël correspond à ce que je faisais sur une année lorsque j’ai débuté. »

Chez Marie-Jo : «Il faut croire en son projet à fond!»

Stéphane Grosjean

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Sylvia Briffard toque du restaurant «Chez Marie-Jo» à Fillinges. Une cuisine de grand-mère revisitée.

« Si j’avais un conseil à donner à une personne qui souhaite créer son entreprise, c’est qu’il faut croire en son projet à fond. Il faut tout donner ! » Sylvia Briffard, 38 ans, sait de quoi elle parle ; avec son frère, Louis, 26 ans, ils ont ouvert leur propre restaurant, en 2018, «Chez Marie-Jo», en hommage à leur mère décédée en 2016, dans leur propre maison familiale, sur les hauteurs de Fillinges. Elle en cuisine, lui en salle. Elle ne cache pas qu’aujourd’hui encore les finances restent difficiles. Fermeture due à la pandémie, naissance de son fils et recherche de personnel pour la remplacer aux fourneaux ne lui ont pas facilité la tâche. « Mais nous sommes en bonne voie pour remonter le creux et nous croyons en ce que nous faisons, en cuisinant des produits frais et locaux. »

La famille Les Roudoudous ce sont 8 crèches en 6 ans

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Émilie Bajard fondatrice et gérante des crèches « Les Roudoudous », présentes sur tout le Genevois.

Quand elle ouvre sa première crèche «Les Roudoudous» à Saint-Julien en janvier 2016, jamais Émilie Bajard n’aurait pensé que six ans plus tard, elle inaugurerait sa huitième structure. Elle emploie aujourd’hui quarante-cinq personnes qui s’occupent de 140 enfants, âgés de 3 mois à 3 ans. « Avant de me lancer dans cette aventure, j’étais infirmière. Maman de trois enfants, j’ai été confrontée à une pénurie de mode de garde, alors je me suis lancée. » Elle nous confie que les réglementations sont nombreuses pour monter une structure. « Initiative Genevois m’a bien épaulée avec des formations gratuites et en me donnant des contacts. » Elle remarque plus de difficultés pour recruter du personnel depuis un an, mais rassure : « Nous ne sommes pas en sous-effectif. »

«On s’est donné les moyens de réussir»

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Malaurie Osbery-Sepeau et Magali Salignon gérantes du salon de coiffure «L’instant unique» à Saint-Julien.

«L’instant unique», salon de coiffure bien situé dans la Grande Rue de Saint-Julien-en-Genevois, a été fondé par Malaurie et Magali en janvier 2019. « Il y a toujours eu un salon ici, font-elles savoir. On a travaillé pendant quatre ans ensemble ici dans l’ancien salon. On s’entend bien et la confiance entre nous a toujours été là. Nous avons repris l’affaire de notre ancienne patronne en sachant que ça allait marcher. » Tiphanie, leur collègue est également restée à leurs côtés. La clientèle était là et s’est même enrichie. « Comme je dis à mes enfants, on s’est donné les moyens de réussir. C’est le conseil que je donnerais à quiconque veut créer son entreprise », suggère Malaurie. « Il ne faut pas perdre ses rêves de vue », ajoute Magali. Aujourd’hui, elle recherche une quatrième coiffeuse.

Rochex : un bel exemple d’une reprise réussie

A la tête des laboratoires Rochex depuis 14 ans, Stéphane Lepizzera et Richard Bryon, ont su réveiller « une belle endormie ».

Spécialisés dans la vente de produits d’hygiène et de désinfectants pour les professionnels, comme les établissements de santé, ou les entreprises de propreté, les laboratoires Rochex (situés à Juvigny) sont un exemple en termes de reprise d’entreprise qui réussit. Cela fait aujourd’hui quatorze ans que Richard Bryon et Stéphane Lepizzera ont repris la société fondée en 1961. « C’était une très belle endormie, se souvient Richard Bryon. Il a fallu la remettre sur la ligne de flottaison. Deux ans ont été nécessaires avant d’avoir les premiers effets de la restructuration. » Depuis, le chiffre d’affaires a été multiplié par deux, l’équipe est composée de quarante salariés, dont seize commerciaux et une clientèle principalement située en France. « Notre challenge est de développer l’économie circulaire. »

«La Casa Ernesto» : «Quand un concept est bon, les gens se déplacent»

Pierre Pomarico, gérant de  Casa Ernesto  poursuit son développement avec de nouveaux projets.

Plus qu’un bar à cocktails, la «Casa Ernesto», se veut une invitation au voyage. Pierre Pomarico a ouvert son premier établissement en novembre 2018 à Annemasse. Depuis, il a ouvert le café Ernesto, rue de la Gare et projette d’ouvrir un autre restaurant festif dans l’agglomération, l’an prochain. « J’ai ouvert un bar à mon image et ça s’est avéré que c’était le bon choix. Quand un concept est bon, les gens se déplacent. » Ouvert sept jours sur sept, de 18 heures à 1 heure du matin, rue du Chablais, la «Casa Ernesto» ne semble pas désemplir. « On a fait un carton dès le départ ! »

Son conseil avant d’ouvrir son affaire : « Faire une bonne étude de marché et ne pas écouter les gens qui vous disent de ne pas vous lancer. Prenez un parrain qui peut vous conseiller. »