Chevaux entassés et frappés : la Fondation Brigitte Bardot dénonce les violences à la foire chevaline de Maurs

La Fondation Brigitte Bardot dévoile une vidéo montrant des actes de maltraitance animale sur des chevaux de la foire chevaline de Maurs (Cantal).
La Fondation Brigitte Bardot dévoile une vidéo montrant des actes de maltraitance animale sur des chevaux de la foire chevaline de Maurs (Cantal). - Capture d’écran YouTube (Fondation Brigitte Bardot)

Des chevaux entassés dans des enclos, se piétinant entre eux et frappés à coups de bâtons : les images dévoilées par la Fondation Brigitte Bardot ce jeudi 8 décembre peuvent être difficiles à regarder. Tournée le 27 octobre dernier lors de la célèbre foire chevaline de Maurs, dans le Cantal, cette vidéo montre des actes pouvant s’apparenter à de la maltraitance animale.

Selon Le Parisien, dans cette foire, les chevaux sont « exposés » pour être revendus puis envoyés à l’abattoir ou dans des fermes d’engraissement en Espagne, en Italie ou au Japon.

Les militants, qui ont filmé des chevaux visiblement blessés, pointent aussi du doigt le manque de visite sanitaire d’admission auprès d’un vétérinaire, « pourtant obligatoire ». Comme l’indiquent nos confrères du Parisien, les images dévoilées contreviennent à un arrêté préfectoral pris dans le Cantal en 2019. Visant à encadrer ces foires, il précise que les animaux ne doivent pas être « victimes de mauvais traitement ou de brutalités » et que « les dimensions de l’habitat doivent permettre aux animaux d’évoluer librement ».

Des actes de violence déjà dénoncés

À la suite de cette enquête, la Fondation Brigitte Bardot indique avoir déposé plainte pour sévices graves contre l’organisateur de l’événement et avoir saisi les services de l’État, dans l’espoir de voir des sanctions prononcées.

Contacté par Le Parisien, le patron de la foire Roger Condamine dit « ne pas avoir vu d’animaux maltraités » et met en avant la présence de vétérinaires, de « responsables » et de la direction des services vétérinaires. Ce n’est pourtant pas la première fois que cette foire est critiquée. En 2019, l’association « Les sans voix d’Eden » avait dévoilé deux vidéos montrant les mêmes gestes de maltraitance. En 2013, une pétition signée par plusieurs milliers de personnes dénonçait des actes de maltraitance.

« Je ne veux plus que cette foire existe. Ni que la France soit la plaque tournante d’un commerce scandaleux de chevaux condamnés à mort », a réagi Brigitte Bardot dans une interview au Parisien. Cette dernière a par ailleurs adressé une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau dans laquelle elle dénonce « la violence extrême, sans raison de l’homme sur les équidés entravés, roués de coups, dans un environnement stressant et oppressif. »