Valserhône : le quartier d’Arlod à l’époque des industries

Les usines d’Arlod, dans les années 1960, disposaient de leur propre embranchement ferroviaire. (coll. Jean Allais)
Les usines d’Arlod, dans les années 1960, disposaient de leur propre embranchement ferroviaire. (coll. Jean Allais)

L’histoire de l’industrie a débuté, à Arlod, dans les années 1870, à l’époque du système de la télémécanique. Les deux premières usines de ce quartier furent les phosphates de calcium de la Bellegarde Limited Company et la scierie Pitrat. Elles étaient alimentées en énergie par le long câble venu de la centrale de la Jonction au confluent du Rhône et de la Valserine. Le développement décisif du quartier eut lieu lorsque Charles Bertolus racheta l’usine de phosphates de la compagnie anglaise en 1896. Cet ingénieur originaire de Saint-Etienne investit dans la ville pour y utiliser la toute nouvelle énergie hydroélectrique, désormais produite par la centrale de la Jonction qui venait d’être reconvertie. Il disposait ainsi de l’alimentation nécessaire à ses fours électriques pour y produire du carbure de calcium. Ce dernier était obtenu par la fusion de la chaux locale avec du coke (du charbon calciné) acheminé par le train. Il servait ensuite à produire de l’acétylène, utilisé ensuite comme source d’éclairage ou carburant.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
Je profite de l'offre de Noël pour suivre l'actu en continu
J'en profite