Thonon : elle a transformé sa maison en restaurant

Parfois aidée par ses parents, Nadège Pernollet s’occupe de tout
: la cuisine, le service, le bar...
Parfois aidée par ses parents, Nadège Pernollet s’occupe de tout : la cuisine, le service, le bar...

Thonon-les-Bains

L’endroit est discret, au cœur d’un quartier résidentiel. En circulant sur l’avenue Fernand-David, il faut avoir l’œil pour apercevoir le panneau, qui pointe dans l’impasse des Roses. «Pernollet and Co« indique l’écriteau. En s’enfilant dans la petite allée, au milieu des maisons, on arrive finalement devant une bâtisse qui, de premier abord, ressemble à celles du voisinage. Mais avec ce même panneau : Pernollet and Co.

Un succès immédiat

Les Thononais se souviennent sûrement du bistrot Pernollet, situé rue de l’Industrie, et détruit il y a quelques années pour laisser place au futur quartier Dessaix. « On a dû partir et trouver un autre local, ce qui n’est pas forcément évident, surtout avec des places de parking. Cette maison nous appartenait, on a proposé le projet à la mairie qui a accepté », explique Nadège Pernollet, la propriétaire. Après deux ans de travaux pour transformer la maison, le restaurant a pu ouvrir ses portes.

Les sceptiques étaient nombreux. Qu’ils s’agissent d’anciens clients ou de banques, certains n’y croyaient pas : ouvrir un restaurant dans une maison, un peu à l’écart du centre-ville, le pari paraissait fou.

Et pourtant. Depuis son ouverture il y a un an, Pernollet and Co s’est déjà fait une sacrée réputation, principalement grâce au bouche-à-oreille. A l’heure où tous les restaurateurs se battent pour bien figurer sur internet, Nadège Pernollet est à mille lieues de ces préoccupations-là : « On propose de la cuisine traditionnelle, de grand-mère. Les gens viennent pour passer un bon moment et pour bien manger ». Et en bonne quantité. Car avec un menu entrée/plat/fromage/dessert/café et verre de vin proposé à 15 euros, le bénéfice n’est pas forcément une priorité. « Je me fais plaisir et j’essaie de faire plaisir aux gens », explique celle qui endosse plusieurs casquettes dans l’établissement, aidée par ses parents. Et le constat est clair : Nadège Pernollet a réussi son pari.

Mehdi Elaaboudi