Le chantier du skatepark d’Evian a débuté

Jusqu’à présent, les amateurs de skateboard et de roller se retrouvaient au port sur les rampes installées près du club de voile. A partir de janvier ou février, selon la rigueur de l’hiver, c’est au parc Dollfus qu’ils pourront poursuivre leur activité. « Nous souhaitons terminer les travaux et ouvrir le site aux usagers le plus rapidement possible, précise Sylvain Rochy le directeur du service Parcs et jardins. Nous avons travaillé avec l’association Hevy sur le cahier des charges, la conception et le choix des entreprises. »

Arbres replantés après les travaux

Les pratiquants ont ainsi souhaité axer le projet autour d’un «bowl«, « plus roulant, pour de la glisse » explique Lao Chazelas de Inout Concept, entreprise annécienne en charge de la maîtrise d’œuvre avec le leader du marché de l’aménagement des skateparks, Constructo.

Sur les 687 m² du futur skatepark évianais, le choix s’est tourné vers le béton projeté qui permet d’épouser la forme de la terre : « Nous évitons la pose d’un dallage, la matière est utilisée à bon escient », précise Lao Chazelas, conscient de la prégnance de la question environnementale dans un lieu où notamment des riverains ont contesté la coupe de plusieurs arbres au printemps dernier. Sylvain Rochy complète : « Nous avons coupé deux tilleuls contraints dans leur aspect, nous allons replanter des arbres après les travaux puis les abords seront aménagés ». Et d’ajouter : « Tous les déblais seront réutilisés sur le site. »

Limiter les nuisances

L’autre inquiétude du voisinage et des usagers du parc Dollfus est liée au bruit. Pour les concepteurs tout a été fait pour limiter les nuisances : l’emplacement, l’utilisation du béton qui absorbe les sons et le choix du bowl plutôt que l’installation de rampes de saut. « Nous avons rencontré et rassuré les riverains », affirme Sylvain Rochy. L’association Hevy dont l’objet est la pratique et la promotion du skateboard et du vélo BMX souhaite ensuite faire vivre le lieu. « Il s’agira d’organiser des événements, donner des cours et encadrer la pratique quotidienne, présente la structure. Nous voulons aussi travailler avec les services de la Ville, le service jeunesse mais aussi le service Parcs et jardins pour l’intégration paysagère du skatepark avec la plantation d’arbres fruitiers et le développement de jardins partagés. »