Des nuits 3 étoiles pour les soignants du Chal

Des nuits 3 étoiles pour les soignants du Chal

Accueil flambant neuf, chambres tout confort, petit-déjeuner complet… autant d’atouts que l’hôtel Campanile, seul établissement situé à Contamine-sur-Arve dans la zone de Findrol, propose chaque jour aux soignants du Chal.

« Nous travaillons avec le Chal depuis notre ouverture en septembre 2019. L’hôpital avait besoin d’un lieu de repos et de calme pour ses soignants et d’autres personnes qui avaient besoin d’aller sur place étaient contentes de trouver un hôtel à proximité », explique Eva Chutin, directrice de l’établissement. En effet, rien de tel qu’un lit douillet après une garde de 12 heures. « C’est rassurant aussi pour l’hôpital de se dire que ses employés se reposent plutôt que de reprendre la voiture pour rentrer chez eux ».

Un changement de clientèle

Mais, comme beaucoup d’entreprises, l’hôtel ne s’attendait pas à se prendre de plein fouet la crise du coronavirus. « Aujourd’hui, les soignants représentent 80 % de notre clientèle contre 10 % habituellement, ajoute la jeune femme qui dispose d’un contrat avec le Chal depuis l’ouverture du Campanile. On aurait pu fermer et attendre que la crise passe mais nous avons voulu rester ouverts par solidarité et apporter notre savoir-faire pour aider les employés du centre hospitalier à avoir un bon sommeil ».

Des petits-déjeuners servis dans les chambres

Pour assurer la sécurité des clients et des employés de l’hôtel, Eva Chutin a dû adapter sa manière de travailler. « Les chambres sont nettoyées et désinfectées totalement après chaque sortie définitive des clients. De plus, n ous avons décidé de fermer l’espace buffet pour le petit-déjeuner et le bar lounge ce qui a permis à l’équipe de se recentrer sur l’essentiel. Mais puisqu’il faut que les soignants aient de l’énergie, nous leur proposons de choisir ce qu’ils veulent manger le matin et apportons directement le plateau en chambre. Un système dont bénéficie toute notre clientèle en ce moment. »

Une oreille attentive

Concernant les missions de l’équipe, l’écoute est devenue primordiale. « Le personnel soignant, après sa journée ou nuit de travail, a besoin de s’exprimer et nous essayons d’être présents pour ça », ajoute encore la directrice fière de l’engagement de ces troupes qui ont, dans leur ensemble, répondu présent pour continuer de travailler dans ces circonstances particulières.

« Il a fallu adapter les horaires, certains qui ne faisaient que des journées se sont mis à faire des nuits. Chacun s’est impliqué à son niveau pendant cette crise. Je ne vous cache pas qu’au vu de la réduction de clientèle, nous avons dû réduire les effectifs passant ainsi de 5 à travailler au lieu de 8 ».