Les gestes anti-écologiques deviendront-ils des péchés capitaux ?

Réunis en synode autour de l’Amazonie du 6 au 27 octobre, un certain nombre d’évêques a demandé au Pape François de donner une place plus importante à l’écologie.
Réunis en synode autour de l’Amazonie du 6 au 27 octobre, un certain nombre d’évêques a demandé au Pape François de donner une place plus importante à l’écologie. - Photo d’archive

L’idée a été évoquée par Jean-Mathieu Pernin lors de « La Minute verte », chronique sur la radio RTL, du lundi 21 octobre 2019. Un certain nombre d’évêques sont réunis pour un synode (assemblée d’évêques) portant sur l’Amazonie du 6 au 27 octobre au Vatican. Ils ont appelé le Pape à « se verdir davantage ». Comment ? Pourquoi pas en reconnaissant le fait de polluer comme un péché. Depuis le IVe siècle, l’église catholique compte sept péchés capitaux : orgueil, avarice, luxure, envie, colère, gourmandise et paresse. La pollution viendra-t-elle allonger la liste ? Pas sûr mais le pape François reste très sensible au sujet de l’environnement et s’étonnait, en février dernier, que les fidèles ne parlent pas de confession ou de crimes écologiques lors de leurs confessions.

Promouvoir des formes alternatives de développement économique

Les rapports des groupes de travail du synode mettent l’accent sur les questions écologiques, rapporte la Croix. Aussi, certains groupes appellent l’Église à promouvoir des formes alternatives de développement économique « plus respectueuses de la Création ». Dans la même veine, un groupe invite à « la recherche d’une conversion écologique, pour un nouveau style de vie simple, dépouillé, sobre, qui prenne soin, attentionné, sans gaspillage, qui évite la mise au rebut des choses et des personnes, qui est généreux et s’inspire de François d’Assise. »